La myrtille est une petite baie d’un bleu presque violet et se nomme « bleuet » au Québec. Elle appartient à la même famille que les airelles ou les canneberges, dont le nom botanique est Vaccinium. Sa peau assez épaisse protège une pulpe très rouge. On distingue la myrtille européenne (ou airelle noire ou bilberry) qui est cultivée, de la myrtille sauvage de la taille d’un petit pois dont la saveur est plus acidulée. En France, elle se récolte dans les Cévennes, dans les Vosges, en Savoie et dans le Limousin.

Fraîches, les myrtilles sont commercialisées en barquettes. Sauvages ou séchées, elles sont aussi surgelées et séchées, transformées en jus, en gelée ou en confiture. Ces fruits doivent dégager une odeur agréable. Le pédoncule doit être vert, et pas desséché, le fruit gonflé et non boursouflé.

Les myrtilles s’invitent dans des salades de fruits, des soupes de fruits rouges, des crèmes, des tartes, des scones et des muffins. On en fait des mousses ou des confitures. Elles accompagnent aussi des volailles, tels le canard, la pintade et l’oie, le plus souvent en sauce.

Moins fragiles que les autres fruits rouges, les myrtilles fraîches peuvent se conserver quelques jours au réfrigérateur.

Airelles et myrtilles regorgent de toutes sortes de molécules antioxydantes (dont le carotène, précurseur de la vitamine A), de vitamine C, de vitamine E et de sels minéraux. La myrtille a, pendant des siècles, eu la réputation empirique d’être bénéfique pour les yeux. La vitamine A est en effet nécessaire au renouvellement des bâtonnets de la rétine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pilotes d’avion consommaient force confiture de myrtilles pour améliorer leur vue !

Les recettes