Il conviendrait mieux de parler de whiskies au pluriel : ces eaux-de-vie, obtenues par distillation de céréales, sont originaires d’Irlande ou d’Ecosse (les deux patries se disputent la paternité). Désormais parmi les plus réputés, il faut également compter avec les whiskies américains et japonais. Il en existe plusieurs types : le blend (ou blended whisky) qui est une association de malt et de grain, le pure malt qui, comme son nom l’indique, est un assemblage de malt, et le single malt dont le whisky vient d’une seule distillerie.

Comment décrypter les étiquettes du whisky ? Il suffit de connaître les termes, souvent anglais, utilisés : le Blended Malt *est un mélange de la production de différentes distilleries de malt. Le bourbon est un whisky généralement américain composé d’au moins 51% de maïs et d’autres céréales. Si du blé est utilisé à la place du seigle, c’est un *wheated bourbon. Toujours dans les américains, il convient de différencier le rye et le corn : le premier a une prédominance de seigle tandis que le second contient plus de maïs. Si le malt ne vient que d’une seule distillerie, c’est un « malt whisky » ou « single malt », tandis que s’il vient de différentes distilleries, c’est un « pure malt ».

Quid du vatted ? C’est également un mélange de malt mais qui ne contient pas de whisky de grain contrairement au blended malt. Justement, le grain whisky, whisky de grain, est le fruit d’un mélange de céréales distillés une fois dans un alambic à deux colonnes. Il coûte moins cher en fabrication, et on le retrouve souvent dans les blends, souvent avec des single malts. Dans le même genre, il y a le « standard », distillé une seule fois, vieilli trois ans, peu onéreux, il n’a pas les faveurs des amateurs de whisky. Le « scotch » est un whisky écossais, distillé et vieilli en fûts pendant trois ans minimum. Un scotch peut être pure malt, single malt, vatted, etc. Mais pour se faire une idée, le plus simple est encore de les goûter. Pourquoi pas en se laissant guider par un spécialiste ? C’est une manière sûre d’apprendre à connaître et à apprécier toutes les saveurs du whisky.

Les amateurs dégustent leur whisky tel quel, ou on the rocks, rafraîchi par des glaçons. Certains le dégustent avec un filet d’eau, qui exalte les arômes, tandis que d’autres jureront qu’il faut alterner une gorgée de whisky avec une gorgée d’eau. Dans les cocktails, on utilise parfois du bourbon (New Yorker, Cherry Bomb), parfois du scotch (chancelor). On utilise également le whisky en cuisine : pour flamber certaines préparations (des coquilles Saint-Jacques par exemple), exhaler le fumet de certains poissons, ou même parfumer un dessert.

Contrairement au vin, on conserve le whisky debout et non couché. En revanche, il vaut mieux la garder à l’abri de la lumière pour conserver ses saveurs : on oublie donc la carafe en cristal qui trône au milieu du salon. On peut garder ainsi une bonne bouteille plusieurs années sans qu’elle ne perde en qualité. Attention toutefois aux fonds de bouteille : l’oxygène de l’air présent dans la bouteille peut avoir une incidence sur le goût du whisky. Il est donc conseillé de terminer « rapidement » (moins d’un an) une bouteille lorsqu’elle est bientôt finie (s’il ne reste qu’un tiers de breuvage).

Les recettes