Fromages fermentés

Fromages fermentés

Le fromage est le produit de la coagulation du lait, que celui-ci soit de vache, de chèvre, de brebis ou d’un autre mammifère. On distingue deux familles de fromages : les fromages frais, qui sont simplement du lait caillé plus ou moins égoutté, et les fromages fermentés. Il existe des centaines de ceux-ci sur toute la planète. Si la France est célèbre pour la multiplicité de ses fromages (l’Italie en compte aussi beaucoup), elle n’en est pas pour autant le plus grand producteur : les États-Unis et l’Allemagne la devancent. Mais quel que soit le pays, les grandes étapes de la fabrication des fromages fermentés sont les mêmes, ainsi que les différents types.

La classification est établie en fonction du type de fabrication des fromages. Dans chaque grande famille, il existe des variantes. On recense les fromages à pâte molle, à pâte dure, à pâte persillée...

Chez les fromagers, les fromages de gros format se vendent à la coupe, les petits à l’unité. Dans la grande distribution, tous les fromages sont en emballage individuel.

Fromages fermiers ou fromages de ferme : Produits avec le lait d’une seule ferme, fabriqués sur place après la traite, sans réfrigération ni thermisation. Leur saveur varie avec les saisons, selon l’alimentation des animaux.

Fromages artisanaux : Fabriqués dans une petite laiterie à partir d’un mélange de laits venant de différentes fermes proches. Ce lait peut être cru ou thermisé.

Fromages laitiers : Produits avec un mélange de laits thermisés venant de la région quand ils sont artisanaux, de n’importe où quand ils sont industriels. Pour ceux-ci, la fabrication est entièrement automatisée. Ils ont moins de saveur que les précédents, parfois aucune.

Fromages AOC ou AOP : En Europe, un grand nombre de fromages sont protégés par une AOC (appellation d’origine contrôlée) ou une AOP (appellation d’origine protégée) qui imposent des conditions de fabrication très strictes afin de protéger leur qualité.

La préparation se déroule en quatre grandes étapes, indispensables, mais avec des variantes au cours de chacune d’elles selon le type de fromage fermenté.

  • Coagulation ou caillage du lait : Le lait, pasteurisé ou non, parfois chauffé, est ensemencé avec des ferments lactiques et de la présure (caillage mixte) ou de la présure seule, de façon à le faire cailler. La caséine, la protéine du lait, devient alors floconneuse. Ce caillage peut parfois être suivi d’un chauffage.

  • Égouttage : Il est destiné à séparer le caillé, qui est solide, du petit lait (ou lactosérum), qui est liquide. Il est soit naturel et lent, soit accéléré par un brassage ou un malaxage et/ou un découpage, ou encore par un pressage. Pendant cet égouttage, le caillé fermente sous l’influence des bactéries.

  • Salage et moulage : Le caillé est ensuite salé. Il peut être, de plus, ensemencé, intérieurement ou extérieurement, avec des moisissures. Puis il est versé dans des moules qui vont lui donner sa forme définitive.

  • Affinage : Le fromage est démoulé, puis il est conservé plus ou moins longtemps dans des locaux spéciaux, dans un milieu sec ou humide, chez le producteur, parfois chez le fromager. Au cours de cet affinage, la croûte du fromage peut être traitée.

Certains fromages sont la base de mets spécifiques et conviviaux : fondue, tartiflette, raclette... Le fromage, le plus souvent une pâte pressée cuite et râpée, s’intègre dans des soufflés, des quiches et des tartes, des soupes (à l’oignon par exemple), des pâtes, des farces, des sauces dont la mornay (béchamel et gruyère râpé). Il se parsème sur les gratins. Il s’ajoute dans une pâte à choux pour faire des gougères. En lamelles, le fromage garnit sandwichs ou tartines. Le parmesan met une touche finale au risotto, mais donne aussi des tuiles raffinées. Un camembert ou un vacherin mont-d’or peuvent se déguster chauds, après un passage au four dans leur boîte. La mozzarella est de tradition sur les pizzas, et aussi avec les tomates en salade. Au Japon, les brochettes (yakinikus) de bœuf-fromage sont un classique.

Les fromages se conservent dans un lieu frais ou au réfrigérateur (dans sa partie la moins froide et la plus humide), emballés individuellement dans leur papier ou leur boîte d’origine, ou enveloppés de film alimentaire. Les fromages à pâte pressée cuite peuvent être recouverts d’un linge humide pour éviter leur dessèchement. Tous les fromages doivent être sortis au moins 1 heure avant leur consommation, afin de les remettre à la bonne température, le froid inhibant leur saveur.

La composition nutritionnelle des fromages varie selon la famille à laquelle ils appartiennent. Plus un fromage est égoutté et pressé, plus sa pâte est dure, moins il contient d’eau et plus il contient donc de protéines, de lipides et de calcium, le sel minéral dominant. Les fromages à pâte pressée cuite sont toujours plus riches en tout que les fromages à croûte molle, malgré l’aspect souvent crémeux de ceux-ci, car ils renferment moins d’eau. Le pourcentage exact de lipides indiqué sur l’étiquette est celui qui est calculé sur le poids réel et non plus celui qui est calculé sur la matière sèche (sans l’eau). Par exemple : un camembert à 45 % de matières grasses en contient, en fait, 22 %. Les fromages au lait cru sont souvent accusés, à tort, d’être un terrain favorable pour le développement de la listeria, bactérie qui peut développer une maladie grave, la listériose, chez les personnes fragiles et les femmes enceintes. En réalité, la listeria ne se développe pas sur les fromages au lait cru, car leurs bactéries naturelles empêchent justement ce phénomène.

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