Le piment antillais (aussi appelé piment habanero) fait partie de la famille Capsicum chinense, espèce considérée comme la plus piquante au monde (une molécule, la capsaïcine, est à l’origine de cette saveur puissante). Ce piment plutôt rond et boursouflé peut être jaune, orange, vert et rouge suivant la maturité. Très puissant en bouche, ce piment qui fait partie intégrante de la cuisine antillaise est aussi très parfumé. Il relève le goût de multiples plats salés, des accras aux courts-bouillons.

Le piment antillais s’achète frais toute l’année dans les épiceries exotiques (antillaises ou africaines). Le choisir sans taches brunes et non flétri. La couleur n’a aucune incidence sur le degré de puissance.

Utiliser un couteau pour épépiner et ôter les membranes blanches du piment antillais. Le rincer ensuite sous un filet d’eau. Vous pouvez vous munir de gants jetables pour éviter que vos doigts s’imprègnent de piquant.

Le piment antillais peut être directement mis au cours d’une cuisson, soit émincé (une petite partie) ou en entier pour parfumer un plat sans pour autant lui donner une note extrêmement piquante. Il faudra veiller toutefois à ce que le piment n’éclate pas.

Le piment antillais s’utilise dans les départements d’outre-mer comme condiment qui accompagne les repas au quotidien et qui s’intègre dans toutes les préparations culinaires salées. Il est utilisé dans plats de viandes, de poissons, de légumes et de riz. Il parfume les ragoûts, les accras, les rougailles, le boudin et une multitude de sauces. Cette utilisation est transposable dans la cuisine métropolitaine dans tout type de plats. Il est cependant à utiliser avec parcimonie pour les novices. Pour atténuer la puissance en bouche, il suffit de boire du lait, de manger un yaourt ou un morceau de pain. En revanche, boire de l’eau accentuerait l’effet de chaleur.

Frais, le conserver 1 à 2 semaines au réfrigérateur dans le bac à légume pour éviter qu’il n’embaume les autres denrées. Le confire à l’huile avec du sel et des aromates ou simplement le réduire en purée est une autre alternative pour conserver le piment antillais.

Le piment antillais est très peu calorique et affiche un taux nul en lipides. Il est riche en vitamines A, C et E ainsi qu’en potassium.

Les recettes