La noix de coco est le fruit d’un palmier, le cocotier, au long tronc élancé qui pousse le long des côtes des pays tropicaux. Il porte des fruits groupés en régimes, les noix de coco. Chacune est enfermée dans une enveloppe très dure et fibreuse, la bourre. Volumineuse, elle est retirée lors de la récolte. A l'intérieur se trouve la noix de coco telle qu’elle est commercialisée, oblongue, et pesant de 1,5 à 2 kg. Elle possède une écorce brune, très dure, qui porte trois yeux au sommet. L’intérieur de cette écorce est tapissée d’une couche de pulpe blanche, ou « coprah », et plus ou moins croquante. Au centre se trouve une cavité qui contient un liquide légèrement sucré : l’eau de coco que l’on ne doit pas confondre avec le lait de coco.

Les noix de coco sont commercialisées entières le plus souvent dans des épiceries asiatiques, africaines ou antillaises. En choisir une bien lourde, sans fêlures ni traces de moisissure. Sa maturité se vérifie en la secouant : plus on entend l’écho de son eau, plus elle est jeune et fraîche.

Mais la noix de coco est aussi commercialisée sous forme de pulpe séchée et râpée conditionnée en sachets, d'eau de coco conditionnée en briques ou en packs, de lait de coco, sucrée ou non, qui est un mélange de pulpe mixée et d’eau, vendu en packs ou en briques. On trouve aussi de la crème de coco (mélange de pulpe mixée et de lait ou d’eau), de l'huile ou du beurre de coco en pots et du sucre de fleur de coco issu de la sève des fleurs du cocotier en sachets. Ces produits s'achètent généralement en magasins bios.

Une noix de coco se prépare en perçant deux de ses yeux afin que l’eau puisse s’en écouler. Elle est ensuite mise au four à 200 °C pendant 15 à 20 minutes. Lorsqu’elle a un peu refroidi, la coque s’ouvre alors facilement avec un marteau, et la pulpe peut se dégager à l’aide d’un couteau. Il est bon de la plonger au fur et à mesure dans de l’eau glacée afin de stopper sa cuisson. Mais l'usage d'une simple machette ou d'un marteau fera l'affaire pour les initiés.

La noix de coco est très présente dans les cuisines africaine, asiatique, créole, indienne, indonésienne et sud-américaine. On la retrouve avec des poissons, des viandes, des volailles, des légumes, du riz, dans des currys et d’autres plats cuisinés, dans des condiments, des chutneys, etc. L’eau de coco s’utilise pour pocher un poisson et cuire du riz. La pulpe de coco est très utilisée dans la pâtisserie et les desserts en général, et pas seulement pour préparer des rochers congolais. Elle s’insère dans des gâteaux, des biscuits, des salades de fruits, des compotes, des glaces, des sorbets. Le lait de coco est un ingrédient de la piña colada mais aussi un ingrédient que l'on utilise pour la cuisson de poissons, de crustacés ou de volaille.

Non ouverte, une noix de coco se conserve plusieurs mois à température ambiante, et si elle est ouverte, 1 semaine au réfrigérateur. La pulpe fraîche se garde au réfrigérateur dans un récipient couvert. Sèche, elle se conserve au frais et au sec dans un contenant bien hermétique. L’eau, le lait et la crème de coco se conservent selon les indications figurant sur l’emballage (en fonction du traitement subi, pasteurisation ou stérilisation).

La pulpe de la noix de coco est très riche en fibres. Elle est également riche en lipides, en grande partie composés d’acides gras saturés qui ne sont pas ce qu’il y a de mieux pour la santé. Elle contient par ailleurs des sels minéraux et des vitamines du groupe B. L’huile de coprah, extraite de la pulpe et souvent appelée « beurre de coco », est quasiment solide (à cause de cette richesse en acides gras saturés) ; elle entre dans la composition de diverses margarines. L’eau de coco, largement commercialisée sous diverses marques, n’a aucune vertu nutritionnelle particulière.

Une seule variété de noix de coco existe que l’on trouve tout au long de l’année sur les marchés. La noix de coco est surtout utilisée détaillée : pulpe séchée, eau de coco, lait de coco, huile de coprah et sucre de fleur de coco, issu de la sève des fleurs (et non des noix).