Cocktails de Noël et du Nouvel an : qu’est-ce qu’on boit pour les fêtes ?

Par Victoria Houssay - 22 déc. 2014 - Mis à jour le 21 nov. 2018
Cuisiner pratiqueNoël en fête

La Paris Cocktail Week réchauffera le mois de janvier, le festival Omnivore inaugure une scène Cocktail pour son 10e anniversaire et les bars à cocktails, du Speakeasy au Tiki bar, fleurissent dans tous les quartiers branchés de Paris. Une fièvre qui devrait atteindre sans mal les tables de fin d’année, où l’alcool est bien souvent consommé en quantité.

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Comment maîtriser l’art de faire des cocktails (si vous voulez vraiment en être, dites « mixologie ») ? Certains ont flairé le filon et proposent des cours de mixologie, comme au bar Le Coq à Paris, de 16h à 18h. Pour maîtriser le cocktail « à étages », moléculaire ou flambé, on file chez Haut de Forme, spécialistes en formation Art de vivre. Idem pour La Fabrique à Cocktail, qui promet qu’au terme d’un enseignement de deux heures, le shaker n’aura plus de secrets pour vous. Mais d’ici le 25, le temps presse. Nous avons donc posé quelques questions à Thierry Hernandez, chef au bar du Plaza Athenée.

« Les bulles et le champagne sont indissociables de Noël », observe Thierry Hernandez, « on les associe au plaisir et à la fête ». Pour la fin de l’année 2014, il a imaginé le cocktail « Bulle de Neige ». Sortez vos calepins, voici la recette (pour une coupe à champagne de 12cl) : 2cl de vodka, 2cl de jus litchi de maison, 1cl de liqueur de litchi, 1cl de jus de citron. On passe le tout au shaker avec un petit morceau de gingembre et on filtre dans une coupe. Ensuite c’est facile, on allonge avec du champagne. On décore avec un litchi et voilà. Autre association de saison recommandée par Thierry Hernandez : jus de mandarine et champagne, relevés d’un trait de Grand Marnier et éventuellement de sirop de sucre.

Moins chics mais tout à fait adaptés au froid hivernal, les cocktails chauds et/ou aux épices sont de rigueur. On ne présente plus le Grog, mélange rhum-lait chaud-épices (presque) capable de remettre sur pieds un enrhumé. Plus original, le « eggnog » nous vient de l’est du Royaume-Uni. Appelé « lait de poule » en Français, il est composé de lait, de crème, de sucre et de jaune d’œuf et relevé de noix de muscade, de cannelle et d’eau-de-vie ou de whisky. Pour les amateurs, les bières de Noël sont un classique ! Elles sont à l’origine assez fortes, car riches en orge et en houblon, utilisé en grande quantité pour écluser les réserves. Désormais, cet aspect pratique est limité et la bière de Noël n’est plus qu’un joli coup marketing. Quant à l’indétrônable vin chaud, il peut être beaucoup plus fin qu’on ne le pense – c’est-à-dire plus fin qu’une bouteille de mauvaise piquette infusée de cannelle et d’orange. Une technique imparable ? Misez sur un Côtes-du-Rhône, flambé avec une orange tranchée en rondelles, le zeste d’un citron, de la cassonade, et un cocktail d’épices : cardamome, clous de girofle, cannelle, noix de muscade, anis étoilé et même du gingembre.

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De nombreux cocktails classiques ont leur version sans alcool : le Bloody Mary devient le Virgin Mary, le Mojito devient le Virgin Mojito… Si vous n’avez pas envie d’alcool ce soir-là, si vous ne buvez pas, si vous conduisez, si vous attendez un enfant, nous avons la recette. Pour un cocktail léger, pétillant et parfumé, le tout sans alcool, mélangez dans une flûte : 2cl de jus de raisin blanc, 2 cl de thé vert type gunpowder, 1cl de jus de citron et allongez d’eau gazeuse ou de limonade. Tchin tchin !

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