5 choses à savoir sur Paul Bocuse

Par Alizé Grasset - 15 janv. 2019 - Mis à jour le 17 janv. 2019
Portrait

Un an déjà que le pape de la gastronomie française nous a quittés. Après 91 années d’une vie trépidante, pleine de rebondissements, de succès, d’échecs, de persévérance, de travail et d’ambition, Paul Bocuse a tiré sa révérence le 20 janvier 2018 en laissant derrière lui un héritage culinaire hors du commun. Marquée à jamais par l’empreinte Bocuse, la gastronomie française est changée à jamais. Petit retour sur les 5 choses à savoir sur le grand Monsieur Paul.

Crédits : Bocuse.frPaul Bocuse, le Cuisinier du siècle.

Crédits : Bocuse.frToute la famille Bocuse réunie.

Paul Bocuse de son nom, n’est autre que le petit-fils de Joseph Bocuse, chef propriétaire d’un restaurant à Collonges dont les recettes comme le « cervelas à la bibi » ou la « salade bourrichon » faisaient la renommée. Il était aussi le fils de Georges Bocuse qui, lui, a fait ses armes à l’Universel avec le chef Joannès Ducerf, Au Réservoir de Versailles ou encore au Royal Evian avec le grand Fernand Point. Une tradition qui se perpétue encore aujourd'hui puisque la fille de Paul Bocuse se marie avec un Bernachon et crée avec lui une chocolaterie de renom, aujourd'hui dirigée par le petit-fils du grand chef. Son fils Jérôme a fait, lui, carrière aux Etats-Unis et est le directeur général du groupe Bocuse depuis 2016. Un destin tout tracé !

Une coupure de presse annonçant la 3ème étoile de Bocuse en 1965.

La troisième étoile de Paul Bocuse n’a pas été facile à décrocher ! Après plusieurs passages des redoutables inspecteurs du guide rouge, c’est finalement en 1965 qu’il obtient le sacre ultime avec une mousse de homard à la Constant Guillot soit « à l’américaine ». Si les étoiles apportent la lumière, c'est aussi sur des recettes simples et intemporelles que le chef a construit sa renommée, à l'instar de la pâte à crêpes ou encore de la blanquette de veau à l'ancienne. En témoignent ces 54 dernières années qui brillent encore de 3 étoiles.

Crédits : Bocuse.frPaul Bocuse est sacré Meilleur Ouvrier de France en 1961.

Très proche de Gilles Bragard, fabricant des uniformes des professions culinaires, il lui fait remarquer qu’il faudrait pouvoir repérer un Meilleur Ouvrier de France au premier coup d’œil. Il faut donc penser un détail choc, visible et différenciant : ce sera le col tricolore ! La veste « grand chef » des MOF était née...

Crédits : AFPEn 1975, Paul Bocuse est décoré de la Légion d'Honneur par Valéry Giscard d'Estaing.

Année 1975, ses amis lui envoient une lettre stipulant qu’il allait être décoré de la Légion d’Honneur. Le malentendu sera de courte durée : le président de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, amusé par cette farce, décide de la lui attribuer, véritablement. On vous laisse deviner quel plat a été servi au dîner de cérémonie... La soupe Elysée aux truffes, qui est aujourd'hui appelée Soupe VGE.

Crédits : Bocuse.frPaul Bocuse aux côtés de Fernand Point dans la brigade de la Pyramide à Vienne.

Après guerre, le jeune Paul Bocuse est plein d'ambition : il apprend que la Mère Brazier cherche un commis et décide de monter le col de la Luère à bicyclette pour proposer ses services. C'est ainsi qu'il commence comme il aimait à l'appeler « l'école de la vie ». Il est formé à la tradition gastronomique des « bouchons lyonnais » auprès de la plus célèbre des mères lyonnaises. C'est ensuite chez Fernand Point qu'il va poursuivre son apprentissage, après avoir été refusé dans la brigade du chef incontournable de l'époque à cause de son nom, Bocuse. Point ne cautionne pas les passe-droits : Paul Bocuse se présente sous une fausse identité et c'est bien plus tard qu'il dévoilera son vrai patronyme.

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