Repas de Noël : les 10 commandements pour une organisation aux petits oignons

Par Claire - 15 déc. 2014 - Mis à jour le 21 nov. 2018
Cuisiner pratiqueNoël en fête

La préparation du repas de Noël donne des sueurs froides à nombre de cuisiniers aguerris. Pour aborder le Réveillon en toute sérénité, découvrez nos dix conseils pratiques.

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Comme les anciens le font chaque semaine, passez commande chez le boucher ou le volailler pour votre repas de Noël. Les avantages sont nombreux : d'abord vous êtes sûr d'avoir la viande ou la volaille que vous aviez prévu de cuisiner ; il n'est pas rare que les commerçants (même s'ils prévoient le coup pour leur plus grosse journée de l'année) soient à court de chapon ou de dinde le 24 après-midi. En plus, il faut savoir que les bouchers réservent leurs meilleurs morceaux aux clients qui commandent à l'avance (et c'est vrai toute l'année !). Enfin, c'est un gain de temps. La file est longue le 24 décembre... Avez-vous déjà vu des clients passer devant tout le monde et aller directement à la caisse ? Sachez qu'ils ne sont pas pistonnés, ils ont juste commandé (et chez le poissonnier ça marche aussi !).

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La clé d'une bonne organisation ? Le rétroplanning. Non seulement vous êtes certain de ne rien oublier (ce qui, vue la masse de mets à préparer est assez probable), mais en plus, planifier les opérations vous permettra d'aborder la préparation du repas avec beaucoup plus de décontraction. Pas de panique inutile, tout est écrit noir sur blanc ! Vous n'avez qu'à suivre votre propre programme. Sur un tableau Excel pour les perfectionnistes ou sur une bonne vieille feuille blanche, étalez la préparation du planning sur une ou deux semaines (voir les conseils plus bas).

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Une fois que votre rétroplanning est fin prêt et que vous avez sélectionné toutes vos recettes, préparez une liste de courses rationnalisée. Boucher, poissonnier, fromager, boulanger, primeur et grande-surface, organisez votre session courses à l'avance. Par exemple, il est recommandé de finir par le boucher et le poissonnier, afin de préserver les produits frais que vous allez acheter. Au supermarché, classez chaque élément de votre liste par rayon. Encore plus malin, triez les rayons dans l'ordre par rapport à votre magasin, en commençant par le rayon proche de l'entrée et en finissant par celui qui jouxte les caisses. Gain de temps (précieux) assuré !

Pour éviter la folle affluence du 24 décembre, prévoyez de faire vos courses (hors fruits de mers et boulanger) la veille. La journée du 24 sera entièrement consacrée à la préparation du repas, et éventuellement à l’achat éclair de l’ingrédient qu’on a fatalement oublié, malgré la lecture scrupuleuse de ces 10 commandements…

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L’avantage de la bûche glacée ? Elle se congèle et peut donc se préparer à l’avance. Vous pourrez tout aussi bien congeler une bûche classique (la bûche Mont-Blanc marron et clémentine ou la bûche chocolat-framboise de l’Académie du Goût, par exemple). Vous n’aurez qu’à la laisser décongeler tranquillement pendant 4 à 5 heures au réfrigérateur avant de la déguster.

Si vous avez entrepris de réaliser votre foie gras vous-même, interdiction de le faire le jour de Noël ! D’abord vous aurez besoin de temps pour vous attaquer au plat et à son accompagnement le 24, en plus il faut au moins trois jours au foie gras pour « prendre » au réfrigérateur. Alain Ducasse, dans sa recette signature, préconise de laisser le foie gras 20 jours au frais, afin de permettre aux veines de « fondre ». Une information importante à prendre en considération, lorsque vous serez sur votre rétroplanning : la température idéale de dégustation du foie gras est de 12 °C ; il doit donc être sorti du frigo avant l’heure de dégustation, mais pas trop longtemps avant !

Une dinde qui a un goût de poisson, un foie gras maison à la texture douteuse, une bûche roulée qui se casse... Que celui qui n'a jamais connu des déboires culinaires en préparant son repas de fêtes jette la première boule de Noël ! Vu le coût des ingrédients utilisés pour Noël et étant donnée la pression de votre famille qui compte bien se régaler, mieux vaut ne pas rater son coup. Notre conseil ? Optez pour des recettes sûres. Ce n’est pas le moment de se planter, inutile de tenter le diable en testant une recette trouvée au hasard sur internet ! Sélectionnez des recettes proposées par des « experts », à savoir des blogueurs influents, ou par des chefs (au passage, sur L’Académie du Goût il y a tout ce qu’il faut !).

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Parce qu'on n'est jamais à l’abri d'un accident (viande brûlée, gratin liquide, bûche glacée fondue...), il est toujours plus rassurant d'avoir un plan de secours. Pensez simple et efficace, mais chic, car c’est Noël tout de même. Pâtes à l’huile de truffe, coupe glacée et sa cigarette russe… plusieurs sympathiques options s’offrent à vous. Vous verrez, savoir que vous avez ce backup sous le coude va vous détendre !

Untel amène le champagne, untel le vin, untel le pain, untel le fromage et untel les fruits confits. Attribuez l’achat de ces éléments dits « sans risque », ce sera toujours ça de moins sur votre immense to do ! Autre argument important, ce sera ça en moins sur votre conséquent budget de Noël.

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Ça y est, vous y êtes, tout est prêt, la dinde finit de cuire au four, le foie gras revient à température ambiante, la bûche décongèle… Mais les invités arrivent dans 5 minutes et toutes vos belles idées déco vont passer à l’as, faute de temps. S'il y a bien un élément (important) non périssable qui peut être conçu et acheté à l'avance, c'est bien la déco. Préparez tous les éléments, oubliez-les, puis ressortez-les au moment de mettre la table. Et quand vous serez arrivé à cette étape, vous n'aurez plus qu'à profiter de votre repas de Noël !

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