"Un pâté-croûte, c'est des heures de travail" : le cri du cœur du champion du monde
Par Académie du Goût - Publié le 12 janvier 2026 à 18:30 - Mis à jour le 13 janv. 2026 à 11:26
Société

Depuis son titre mondial, Thibault Gonzales fait face à une pression inattendue : l’impossibilité pour de nombreux clients de goûter son pâté en croûte, constamment en rupture. Sur les réseaux, l’artisan a exprimé un mécontentement profondément humain.

Un artisan couronné… mais submergé

Le sacre mondial de Thibault Gonzales a propulsé son pâté en croûte au rang de star gastronomique. Une reconnaissance rare, presque fulgurante, qui attire chaque jour davantage de curieux, de passionnés et de gourmands avides de découvrir le pâté en croûte champion du monde. Problème : l’artisan travaille seul, et la demande dépasse largement la capacité de production d’un produit façonné avec un niveau d’exigence impossible à industrialiser.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il partage sans fard ce que beaucoup ignorent : « Un pâté croûte champion du monde, ce n’est pas un produit industriel. C’est des heures de travail, des nuits qui commencent à 2h30 du matin, des gestes précis, répétés, maîtrisés. »

Des ruptures de stock inévitables mais mal comprises

Depuis plusieurs semaines, des clients expriment leur frustration face à l’impossibilité d’obtenir le fameux pâté en croûte. Les ruptures s’enchaînent, les délais s’allongent, et certains avis en ligne se montrent particulièrement virulents. Une situation d’autant plus paradoxale que cette pression découle… du succès même du produit.

Thibault Gonzales explique qu’il refuse catégoriquement de sacrifier la qualité :

« Oui, il y a des délais. Oui, il y a des ruptures. Et non, nous ne voulons pas sacrifier l’âme du produit pour aller plus vite. »

En d’autres termes : pas question de transformer une pièce artisanale en produit standardisé. C’est précisément cette exigence qui lui a valu le titre mondial.

La face cachée du succès : fatigue, pression et critiques blessantes

L’artisan confie que ce ne sont pas les contraintes physiques qui l’atteignent le plus, mais les mots parfois violents reçus en ligne. Derrière une vitrine, derrière un titre, il rappelle qu’il y a un homme, un travailleur passionné qui se lève tôt et se couche tard, habité par un désir simple : faire bien.

« Ce qui fait le plus mal, ce ne sont pas les contraintes. Ce sont les avis violents, les mots durs, les jugements rapides. »

Cette confession met en lumière un phénomène récurrent : la distance numérique qui déshumanise l’artisan, transformé malgré lui en marque ou en service attendu au clic. Or, le pâté en croûte de Thibault n’est pas un produit comme les autres : c’est une pièce d’art culinaire.

L’enjeu : préserver l’authenticité dans un monde d’immédiateté

L’histoire de Thibault Gonzales rappelle une vérité que l’on oublie parfois : l’artisanat n’a pas vocation à suivre les lois du marché de masse. Chaque pâté en croûte, surtout lorsque son niveau d’exigence frôle la haute couture culinaire, demande savoir-faire, patience et implication humaine.

Pour les gourmets en attente : oui, il faudra parfois patienter. Mais la promesse est belle : déguster un produit façonné par un champion du monde, fidèle à son âme, sans raccourci ni compromis.

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