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10 romans de bouche à lire cet été

Par Fanny Rivron - 4 août 2017 - Mis à jour le 21 nov. 2017
Société

On a fouillé le rayon littérature de la Librairie Gourmande de la rue Montmartre à Paris, pêché des conseils de lecture auprès de gourmets de tout poil et compulsé les comptes-rendus de quelques prix littéraires gastronomes pour dresser une liste aussi partielle que subjective des romans gourmands à empiler dans votre valise d’été.

Crédits : Photobuay - AdobeStock

Le plus grand critique gastronomique du monde se meurt et une seule chose lui importe : retrouver un goût « qui lui trotte dans le cœur », une saveur oubliée, vérité première et ultime de toute sa vie. Au fil des pages, on suit sa quête, voguant à travers ses souvenirs gustatifs, salivant devant la description d’une sardine grillée ou d’une gorgée de whisky.

Un homme dresse le portrait de la Cheffe, une célèbre cuisinière, austère et secrète, avec qui il a travaillé et qu’il vénère. Obsédé par le besoin de la faire voir au monde telle qu’il la voit, il raconte son enfance, sa gloire, la déroute de son restaurant, la pureté de son âme comme de sa cuisine. Le tout dans la prose sophistiquée de l’auteure de Trois femmes puissantes.

Best-seller au Japon, ce roman tout en délicatesse suit les pérégrinations d’une jeune fille qui raccommode son cœur brisé en ouvrant un restaurant dans le petit village où elle a grandi. Elle n’y reçoit qu’une tablée par soir et ficelle avec une sensibilité infinie des repas aux allures de thérapie.

Un roman très sensuel signé par le plus renommé et le plus mystérieux des critiques gastronomiques. Il y a des comptes-rendus de repas pris aux quatre coins de la France et du monde, mais aussi une interview de Catherine Deneuve, une autre de Jeanne Moreau, des anecdotes de voyage et beaucoup de chroniques érotiques qu’on déguste par petites bouchées avec l’impression coupable (et délicieuse) de lire un journal intime.

Julian Fellowes, le scénariste de Downton Abbey, se serait inspiré de cette autobiographie pour créer certains personnages de la série et on retrouve en effet dans ce livre un peu de Mrs. Patmore ici, et un peu de Daisy là. C’est un témoignage passionnant sur la cuisine bourgeoise et aristocratique des années 1920-1930 et sur l’existence des gens « du bas des escaliers ». Aussi savoureux que la série.

Grand amateur de bonne chère et de grands vins, le truculent auteur de Légendes d’automne publiait en 2002 ce recueil d’articles et de lettres gastronomes, de récits de chasse et de souvenirs de bombances. À lire aussi : Entre chien et loup, autre ode aux ripailles pantagruéliques, de « Big Jim ».

Bannie de chez elle pour une faute inavouable, Myriam, la quarantaine paumée, décide d'ouvrir un restaurant... petit, pas cher, qu’elle appelle Chez moi, et dans lequel elle vit, dort et se douche (dans l’évier), faute de mieux. Un conte philosophique qu’on apprécie aussi et surtout pour la plume affûtée et drolatique d’Agnès Desarthe.

Nous sommes en Sicile. Depuis l’enfance, Rosa Fiore trouve le réconfort dans la cucina - le cœur de la luxueuse propriété familiale - où se trament drames familiaux et somptueux banquets. Paru en 2001, ce premier roman de Lily Prior est un hymne aux plaisirs de la chair et de la bouche, tellement saturé d’odeurs et de saveurs qu’il imprègne presque les vêtements. Et il a une suite, La cucina seconda.

Un pavé de 600 pages parfait pour les longues vacances et les amateurs de polars sociologiques. L’histoire : l’hôtel Impérial est un palace londonien pour le moins défraîchi. Le chef de cuisine, Gabriel Lightfoot, y compose tant bien que mal avec une équipe cosmopolite et agitée, jusqu’à la mort brutale d’un plongeur ukrainien dans le sous-sol du restaurant. Ici, c’est une cuisine mais aussi le lieu de tous les trafics, de chantages, de violences sourdes.

Un tout petit livre qui a gagné, en 2016, le Prix du roman et essai gourmands Eugénie Brazier. Il retrace l’itinéraire de Mauro, jeune apprenti cuisinier, d’Erasmus en CAP, de cuisine de brasserie à cuisine d’étoilé. L’écriture minutieuse de Maylis de Kerangal (Naissance d’un pont, Réparer les vivants) donne l’impression magique de passer de l’autre côté du passe-plat.

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